Soyons des bâtisseurs d’Europe !

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L'UDF est le parti des vrais Européens

La volonté de construire une union des peuples et des Etats européens constitue le fondement de l’action politique de l’UDF. Le modèle européen est au cœur des valeurs portées par les familles politiques centristes depuis des décennies. Hier, Robert Schuman et Jean Monnet portaient l'Europe sur les fonts baptismaux. Aujourd’hui, l’UDF, consciente de l’héritage formidable mais fragile qui lui est légué, tente de se montrer digne de ces visionnaires et inlassables bâtisseurs d’Europe. Construire une Europe forte et protectrice ; construire une Europe unie autour d'une culture et d'une démocratie partagées ; construire une Europe politique ; construire une Europe puissance qui tienne toute sa place pour l'équilibre de la planète.

Le Centre et les grandes étapes de la construction européenne

Depuis le discours fondateur de Robert Schuman le 9 mai 1950, proposant de créer une union de l’Europe fondée sur la réconciliation franco-allemande, les familles politiques du centre ont été à l’initiative de toutes les grandes étapes de la construction européenne dont on peut rappeler, ici brièvment, quelques étapes.

En 1952, René Pleven proposait déjà d’unir les forces militaires issues de différents Etats européens au sein de la CED. Sans doute en avance sur son temps, l'initiative été finalement rejetée, mais l’idée d’une paix durable en Europe s'installait.

En 1965, pour faire entendre la voix d’une Europe plus ambitieuse, Jean Lecanuet se présentait aux élections présidentielles face au Général de Gaulle dont le projet européen se limitait à un rapprochement des « Etats-nations ».

De 1966 à 1969, Alain Poher, exerça la présidence du Parlement européen, après avoir présidé le groupe démocrate chrétien.

De 1974 à 1981, c’est sous l’impulsion de Valéry Giscard d’Estaing, fondateur de l’UDF, que sont décidés le processus d’adhésion de l’Espagne et du Portugal, l’union monétaire (autour d’une monnaie commune, l’écu) et l’élection du Parlement européen au suffrage universel.

En 1979, Simone Veil devient la première Présidente d'un Parlement européen élu au suffrage universel.

Dès 1999, sous l’impulsion de François Bayrou, l'UDF est le premier parti politique européen à demander l’adoption d’une Constitution pour l'Europe. Elle en rédige un avant-projet ambitieux l'année suivante dans une indifférence polie. Quatre années plus tard, Valéry Giscard d’Estaing, Président de la Convention pour l’Avenir de l’Europe, présente aux chefs d’Etat européens un projet de Traité constitutionnel.

En 2004, François Bayrou et les 11 parlementaires européens UDF rompent avec la lente dérive eurosceptique du Parti populaire européen. Ils créent le Parti démocrate européen (PDE), parti rassemblant des ressortissants de plusieurs Etats membres, résolument engagé en faveur d’une Europe fédérale. Cette voonté trouve une traduction au Parlement européen au sein de l’Alliance des Démocrates et Libéraux pour L’Europe, nouveau groupe central se fixant comme objectif la construction d’une Europe forte et démocratique.

L’UDF, un projet européen constant et cohérent

Depuis sa création, l’UDF a toujours affirmé sans retenues ses convictions européennes. Cet engagement est inaltérable, sans ambiguïtés et sans concessions. Il ne peut être prisonnier de logiques partisanes ou électoralistes dont la cause européenne a trop souvent tendance à souffrir. Cohérente, l’UDF appelle à l'approfondissement de l’Europe. Elle affirme sans relâche la nécessité d'une union politique qui dépasse le seul marché unique ou le simple carrefour de civilisations.

Rares sont les partis politiques français à pouvoir se prévaloir d'une telle constance au service de la cause européenne. L'ardeur européen varie si souvent au gré des conjonctures d'opinion...

L’UDF une ambition européenne à partager

Nous ne saurions nous contenter d’être les gardiens d'un temple vénérant leur icône. C'est à nous de faire vivre le projet européen, à nous de porter la vision et le souffle nouveau pour poursuivre l’œuvre entreprise. L'Europe est à parfaire. L'Europe est à appronfondir. L'Europe est sans cesse à construire. Deux écueils importants menacent pourtant sa lente marche en avant.

Le premier écueil est celui de sa dissolution. A 25 Etats, sans un projet commun fort, l’Union européenne risque de devenir un simple "rassemblement de libre échange" où chacun défend ses intérêts, les uns contre les autres. Le Traité constitutionnel, en assouplissant les procédures de décision et en permettant de bâtir à quelques uns des politiques communes plus intégrées, est une première réponse. C'est pourquoi l'UDF s'engagera résolument dans le combat pour le "oui" au referendum.

Le deuxième écueil est celui du déni démocratique. Le fossé continue de se creuser entre l’Europe et les citoyens. Ils se sentent étrangers à des institutions opaques et lointaines. Les citoyens ont le droit légitime de comprendre et decider car l’union politique ne pourra se faire sans les peuples. Nous avons le devoir de construire une Europe transparente et démocratique, une Europe des citoyens.

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